7.2.1 Premier exemple : la recherche sur les cellules-souches embryonnaires


En théorie, les cellules-souches embryonnaires peuvent se transformer en n’importe quel autre type de cellules. De nombreux chercheurs pensent qu’elles pourraient donc servir un jour à traiter des maladies comme le diabète et la maladie de Parkinson. Cette utilisation pose quand même problème parce qu’on doit extraire ces cellules à partir d’embryons humains âgés de quelques jours à peine, des embryons qui seront ainsi détruits.

Il est difficile d’expliquer la science des cellules-souches embryonnaires. C’est aussi un champ de mine sur le plan éthique et c’est pourquoi les politiciens sont partagés. En 2001, George W. Bush, alors président des États-Unis, a décrété que les chercheurs à l’emploi de son gouvernement ne pourraient travailler que sur des lignées existantes de cellules-souches. Interdit d’en créer d’autres! Plusieurs chercheurs américains se sont sentis brimés par ce règlement qui laissait les pays moins restrictifs prendre les devants comme la République de Singapour.

Cela montre qu’il ne faut pas seulement comprendre la science. Pour écrire de manière crédible sur les cellules-souches, le journaliste scientifique doit aussi être familier avec les enjeux politiques et éthiques.


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