7.13 Réponses questionnaire d'auto-apprentissage
Premier exercice : trouver des sujets politiques
À quelles occasions avez-vous le plus de chances d’entendre parler d’un nouveau développement en politique scientifique?
- Lors d’une assemblée politique où un candidat prend la parole?
- Lors de l’assemblée annuelle d’une agence scientifique ou d’un ministère de la science?
- Lors d’une visite protocolaire du premier ministre dans un orphelinat?
- Dans une revue trimestrielle consacrée aux mathématiques théoriques?
- Dans une conférence de presse de Microsoft sur sa stratégie annuelle?
Réponses : A, B et E.Deuxième exercice : trouver des sujets politiques
Pour C, le Premier ministre est évidemment au centre de nombreuses décisions politiques mais il est peu probable qu’il les dévoile à l’occasion de sa visite dans un orphelinat. Pour la réponse D, la revue sur les mathématiques appliquées est une publication trop spécialisée et sa diffusion est trop peu fréquente pour qu’on y trouve des discussions dignes de nouvelle sur des sujets politiques.
On vous a demandé de couvrir la 50e conférence internationale sur les micro-organismes. Lors de la session d’ouverture, les cinq conférenciers d’honneur sont le premier ministre du pays-hôte, le président de la Société internationale des microbiologistes, le sous-ministre de la santé du pays-hôte, le président de l’université-hôte et un prestigieux chercheur en sciences de la vie, lauréat du prix Nobel. Qui va faire la nouvelle? Indiquez dans l’ordre les conférenciers les plus susceptibles de fournir une nouvelle pour votre quotidien, votre magazine ou votre station de télévision. Expliquez quel genre de nouvelle chaque orateur pourrait fournir.
Réponse possible : Le sous-ministre de la santé, le premier ministre, le président de l’université, le président de la Société internationale de microbiologie et le lauréat du prix Nobel.Troisième exercice : trouver l’angle politique
On suppose ici que vous représentez un média très généraliste dans le pays-hôte. Même si le premier ministre est un homme politique de haut calibre, le monde de la science pourrait être trop spécialisé pour lui. Au contraire, le sous-ministre de la santé est souvent responsable de dossiers très concrets sur la propagation des maladies dans son pays. Il(elle) est donc plus susceptible de faire une annonce pertinente pour le grand public. Le président d’une université locale fera davantage la nouvelle que le représentant d’une Société scientifique internationale parce qu’il est plus impliqué sur la scène politique locale.
Imaginez que vous travaillez pour un média d’information grand public et que vous ayez lu les affirmations qui suivent. Lesquelles peuvent mener à des nouvelles de politique scientifique dans votre média? Quel angle choisiriez-vous?
- Un chercheur bien connu en sciences de la terre se plaint d’un financement insuffisant dans son domaine.
- Un épidémiologiste soutient que si on ne développe pas de vaccin pour protéger les humains de la souche H5N1, on ne pourra éviter qu’une pandémie de grippe ne balaie la région au cours des prochains mois.
- Un spécialiste des sciences de la vie soutient qu’on a imposé trop de contraintes à la recherche sur les cellules-souches car elle pose peu de problèmes éthiques.
- Un ministre de la science demande que son pays fonde davantage son développement sur l’innovation.
- Le responsable d’un grand projet de recherche en protéomique déplore que le financement qu’on lui avait promis ait été détourné vers d’autres programmes de recherche.
Réponse possible : Que vous soyez à l’emploi d’un média généraliste ou spécialisé en sciences, il est essentiel d’examiner les prétentions les plus précises et les plus récentes. Ensuite, vous devez choisir les sujets qui auront le plus d’impact sur la vie quotidienne de votre public. À cet égard, rien ne surpasse le risque de la pandémie de grippe dont parle l’exemple B.Quatrième exercice : le reportage sur l’angle scientifique
Les exemples A et D sont trop généraux. L’exemple C reflète l’opinion générale des chercheurs mais rares sont ceux qui osent le dire ouvertement. Si un d’entre eux ose soutenir ce point de vue publiquement, avec des arguments détaillés, cela pourrait justifier une nouvelle dans un média professionnel. L’exemple E est intéressant si personne d’autre n’en a parlé mais cela concerne surtout les chercheurs.
Imaginez que vous assistiez à une petite assemblée sur la coopération scientifique internationale. Vous entendez un porte-parole du ministère des sciences annoncer un projet de politique qui réduirait l’accès des chercheurs d’origine étrangère au financement scientifique local. Imaginez que des artisans de la politique, des chercheurs en politique et d’autres scientifiques participent à cette rencontre. Trouvez donc trois participants qui se prêteraient à une entrevue et pensez aux questions à leur poser. Vous avez peu de temps, ne l’oubliez pas.
Réponse possible : Pour suivre l’évolution de cette éventuelle politique, demandez à l’orateur quand elle sera déposée et pendant combien de temps elle va s’appliquer. S’il refuse de vous répondre, ce qui est probable, vous devriez vérifier s’il y a sur place d’autres chercheurs en politique qui seraient familiers avec le projet. Vous pourriez leur demander quelles sont les chances que cette politique soit mise en place et comment elle affecterait la recherche scientifique. Essayez aussi de repérer dans l’assemblée des chercheurs d’origine étrangère qui seraient personnellement affectés. Il est plus important d’obtenir des détails auprès des chercheurs en politique que de rechercher des commentaires personnels.Cinquième exercice : le traitement des informations délicates
Un informateur vous dit que plusieurs chercheurs s’opposent à un gigantesque projet d’ingénierie de plusieurs milliards de dollars parce que son impact environnemental pourrait être désastreux. Pourtant, personne n’en parle publiquement. Quel serait le meilleur moyen de trouver d’autres informations fiables sur ces critiques?
- Organiser une entrevue avec les répondants du projet au sein du gouvernement?
- Utiliser Google Scholar avec des mots-clés reliés au projet et à ses conséquences possibles?
- Lire le site internet du ministère qui parraine le projet?
- Lire les rapports pertinents dans les médias internationaux?
- Explorer les sites des Agences des Nations Unies?
Réponse possible : B et D seraient de bonnes étapes préliminaires. Pour les réponses A et C, il est peu probable que le ministère qui parraine le projet pourrait -ou voudrait!- révéler des informations défavorables.
Pour la réponse E, souvenez-vous que les agences de l’ONU évitent généralement d’intervenir dans les affaires internes des pays membres. Il est donc peu probable que leur site internet adopte une position critique sur des enjeux internationaux possibles.
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